COP26 / déclaration de Marrakech : le Ministre Jean-Luc Assi partage les progrès accomplis par la Côte d’Ivoire

Abidjan le 7 Novembre 2021 - Arrivé dans la capitale Ecossaise Glasgow dans la nuit du vendredi 05 novembre 2021, le ministre de l’Environnement et du Développement Durable, a pris part à l’événement Marrakech+5, organisé par le groupe Proforest en collaboration avec les programmes Partenerships For Forests (P4F) et forest Governance, markets and climat Programme (FGMC) du gouvernement britannique, le samedi 06 novembre.
Cette importante réunion qui coïncide avec la Journée dédiée à la nature, celle du 06 novembre, a été l’occasion pour les ministres de sept gouvernements africains de faire le bilan des cinq années de progrès réalisés depuis la signature de la Déclaration de Marrakech pour le développement durable du secteur de l’huile de palme. Ainsi, les représentants de la Côte d’Ivoire, du Gabon, du Ghana, du Libéria, de l’État d’Edo au Nigeria, de la République du Congo et de la Sierra Leone parties prenantes de ce segment, ont échangé sur les étapes clés franchies et discuté des actions et des investissements nécessaires pour le développement futur de la filière palmier à huile.

Dans son intervention, le Ministre en charge de l’environnement de la Côte d’Ivoire a d’abord rappelé l’importance que revêt ce secteur pour l’économie ivoirienne. « La Côte d’Ivoire est le deuxième producteur d’huile de palme d’Afrique. Cette filière fait vivre, directement ou indirectement, près de 10 % de la population nationale, soit environ deux millions de personnes. Nous exportons près de la moitié de notre production vers d’autres pays du continent » a déclaré Jean-luc ASSI en soulignant tout l’intérêt pour son pays d’inscrire la culture du palmier à huile dans la durabilité au regard des enjeux économiques évoqués plus haut.

Sur les actions de mise en œuvre de la déclaration de Marrakech, 5 ans après la COP22 de 2016, « nous avons signé un accord pour une agriculture sans déforestation dans le cadre de REDD+. Entériné par l’accord de Paris et adopté lors de la COP de 2015, le mécanisme REDD+ est l’une des seules initiatives internationales qui visent à réduire les émissions dues à la déforestation et à la dégradation des forêts par des incitations financières et des solutions alternatives viables » a précisé le Ministre. Pour soutenir l’engagement de la Côte d’Ivoire à produire de l’huile de palme sans détruire la forêt, et à améliorer les conditions de vie des acteurs, la Côte d’Ivoire collabore avec des organismes publics, des partenaires techniques et des ONG. Selon le Ministre ces entités interviennent à l’échelle nationale sur des problématiques comme la préservation de la faune et de la flore, le genre et égalité, la formation des petits producteurs et la certification. « Nous avons tissé des partenariats avec des organismes professionnels tels que la RSPO et l’Association interprofessionnelle de la filière palmier à huile, des ONG comme Solidaridad, des experts techniques comme Proforest, et des associations locales à l’instar de l’Association villageoise d’épargne et de crédit, créée dans le cadre de notre programme » a-t-il énuméré.

Après tant de résultats encourageants sur les actions de préservations de la forêt dans un contexte de développement durable de la filière palmier à huile en Côte d’Ivoire, Jean-Luc ASSI a souhaité comme perspective que l’expérience assortie de cette filière soit mise à l’échelle de la cacaoculture, l’une des filières mangeuses des forêts ivoiriennes.

La Déclaration de Marrakech, un accord régional sur le palmier à huile signé lors de la COP22 au Maroc en 2016, était le premier du genre en Afrique pour la production de produits agricoles. Il énonce des principes communs de développement durable du secteur de l’huile de palme : protection des forêts, bonne gouvernance et transparence tout en garantissant des avantages sociaux pour les agriculteurs et les droits de la communauté et de l’homme. Depuis 2016, la Déclaration de Marrakech est mise en œuvre à travers l’Initiative pour l’huile de palme en Afrique (APOI) de la Tropical Forest Alliance, un programme géré par Proforest.

En marge de cette rencontre, le Ministre Jean-Luc ASSI a eu une réunion bilatérale avec le Directeur Général du Fonds international de développement agricole (FIDA). L’essentiel des échanges a porté sur le renforcement de la coopération entre l’institution et la Côte d’Ivoire. En ligne de mire, monsieur Gilbert F. Houngbo, Directeur Général du FIDA, a annoncé une visite dans les jours à venir sur les bords de la lagune Ebrié. Le FIDA est une institution financière internationale et une institution spécialisée des Nations Unies qui lutte contre la pauvreté et la faim dans les zones rurales des pays en développement.

Source : SERCOM MINEDD

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